30 octobre 2008
1 an - 2 mois- 3 jours & 4 heures - chapitre 1
- Cessez de venir me voir pendant un an et nous en reparlerons !
Il a lancé la phrase, simplement, comme un pari, comme un jeu
Elle a rattrapé les mots, douloureusement, comme un affront, comme un coup…
Sa chaise tremble, ou c’est elle. Elle ne sait pas ou plus. Elle n’est pas, elle n’est plus.
Elle regarde l’homme qui lui fait face. Ce visage qui lui est familier, ces yeux verts qu’elle connaît si bien.
Elle se lève brusquement et lui tend la main.
- Au revoir Docteur Mairane
Persuadé qu’elle allait regagner son siège, lui se contente de la saluer depuis son fauteuil, avec un sourire amusé.
En se dirigeant vers la porte, elle doute soudain de sa décision. Mais elle ne peut pas, elle ne veut pas reculer.
Elle souffrait un quart d’heure auparavant, elle ne souffrira qu’un peu plus dans une heure.
Elle scrute les murs du cabinet, comme pour s’en imprégner. Pour en garder un souvenir éternel…
Le Weisbuch qu’elle aimait tant. Les trois singes de la sagesse sur la petite étagère fixée de travers sur le mur. Ces petits singes qui l’amusaient, qui les avaient amusés tous les deux le jour où elle les avait comparés à Freud, Lacan & Jung… Freud qui ne voit rien, Lacan qui ne parle pas et Jung, qui n’entend pas. Elle sourit en se rappelant ce fou rire, un parmi tant d’autres ; beaucoup d’autres…
L'homme était à présent derrière elle, et la devança rapidement pour atteindre le premier la poignée de la porte.
- Au revoir Emmanuelle Lagne, à bientôt !
- 365 jours, Docteur Mairane… et… Pas ici !
Elle baissa la tête pour ne surtout pas croiser son regard, car à lui seul il aurait pu la faire changer d’avis en une fraction de seconde.
Elle mourait encore d’envie de lui dire « A la semaine prochaine » mais se l’interdit.
Si elle n’a qu’une chance, une seule, elle doit la saisir. Même si ce n’était qu’une galéjade, un stupide mal entendu, elle ira jusqu’au bout de son erreur. Et il n’y a qu’une seule alternative une année sans lui…
Lorsqu’il referme la porte derrière elle, elle l’imagine hocher la tête, un sourire aux lèvres, n’imaginant pas une seconde qu’elle l’avait prit au sérieux.
Qu’elle ne reviendrait pas !
En passant devant la secrétaire, elle se dit que elle aussi allait lui manquer ; ses chignons ratés son maquillage d’un autre age et ses vilaines lunettes, qui à défaut de lui donner un air intellectuel, l’enlaidissait davantage.
Lors de ses premières consultations, avant de savoir que le Docteur Mairane était célibataire, elle était persuadée que c’était sans aucun doute l’épouse du médecin qui l’avait choisie.
- Au revoir Madame Lagne. A la semaine prochaine. Vous ne prenez pas votre rendez-vous tout de suite ?
Dans l’impossibilité de lui répondre, Emmanuelle s’enfuit en courant.
Elle réalise qu’il faut qu’elle parte vite. Très vite !
Elle courre jusqu’à sa voiture sans se retourner et une fois à l’intérieur, elle se promet de ne plus passer dans cette rue durant les douze mois à venir.
Ne pas pleurer, garder ça pour plus tard.
Elle conduit par réflexe, par habitude. Elle se gare enfin devant chez elle, descend de son véhicule cherche les clés de sa maison puis maudit les sacs à mains où l’on ne retrouve jamais rien, se demande qui à bien pu mettre un tel désordre dans cet espace si restreint.
Trouvées ! Elle les brandit tel un trophée, heureuse de sa victoire.
La serrure… Les larmes. Non, pas pleurer... Plus tard.
- Bonjour Madame Lagne, beau temps n’est ce pas ?
Elle se fiche du temps, de la voisine et de son chien stupide. Telle une sauvage, elle ignore la vieille dame et s’engouffre à l’intérieur. Son intérieur, son havre de paix.
Maintenant pleurer… Elle s’effondre dans le couloir, incapable d’aller plus loin sans verser auparavant les torrents de larmes qui la submergent.
De longues minutes plus tard, elle réalise la stupidité de sa position. Assise par terre, à moitié déchaussée, les jambes repliées sur sa poitrine. Pour un peu, elle sucerait son pouce.
Ah ! elle est jolie la femme libérée. On l’assume bien la quarantaine !
Elle se relève enfin, retire son manteau et se dirige vers la salle de bain. Devant son miroir, elle évalue l’étendue des dégats. Et malgré tout, elle se trouve jolie.
Elle attache rapidement ses longs cheveux roux et opte pour une douche. La chaleur la réconforte et lentement, elle reprend ses esprits.
Elle s’en veut. Elle s’était jurée de ne plus jamais se rendre malade pour un homme et comble du mauvais goût ; c’est par amour pour son psychiatre qu’elle est dans un tel état !
Elle enfile un jean, une chemise et tente maintenant de recoller les morceaux… Ses morceaux… Elaborer des plans sur un an.
Elle se prépare un thé et se love dans son canapé, avec son chat pour tout réconfort.
Qui comprendrait de toute façon ?
Certains, ceux qui croient tout savoir, lui parleraient de transfert… Mais elle, elle sait. Elle sait qu’elle a dépassé cette étape depuis longtemps déjà. Il est certainement tout pour elle sauf un pauvre transfert !
Elle se souvient de leurs premiers contacts ; et se demande comment elle en est arrivé là. Elle se souvient pourquoi elle avait eu besoin d’aide.
Essoufflée après un divorce, un mari trop pesant qui se transforma en ex-mari trop présent. Trois enfants : un trio d’adolescents… Trop adolescents ! Qui décidaient d’une semaine à l’autre, d’un jour à l’autre, d’une heure à l’autre de vivre chez leur père où peut être chez leur mère et tout compte fait chez leur père. Les deux garçons ont suivi leur père, la fille est restée près d’elle.
Elle avait ressenti le besoin d’évacuer certaines choses, pour ne garder que les meilleures.
Elle avait alors ouvert l’annuaire et avait choisit son psychiatre au hasard, pour le nom… Pour le prénom peut être. Qui sait ?
Clément Moraine, cela lui plaisait.
Premiers regards, premiers sourires...
C’était il y a trois ans déjà !
Après les banalités psychiatriques d’usages, les transferts et contre-transferts effectués, leurs relations évoluèrent sur autre chose, mais sur quoi ?
Elle se rendait à son cabinet chaque semaine, comme si elle allait prendre le thé avec un ami. Puis elle se rendit compte qu’elle prenait de plus en plus de soins pour s’habiller, se coiffer et se maquiller avant de se rendre à ces rendez-vous hebdomadaires.
Elle constata que ses regards à lui évoluaient. Qu’il ne la regardait plus comme une patiente, mais comme une femme.
Il prit quatre semaines de vacances, c’était il y a six mois.
Quatre semaines durant lesquels le psychiatre ne lui manqua absolument pas, mais l’homme
épouvantablement….
Elle ne voyait plus le médecin en lui, mais simplement ses yeux, ses mains, son sourire. Elle entendait résonner sa voix.
Ne pas chercher plus loin, elle était bel et bien tombée amoureuse.
Le joli cliché ! La patiente amoureuse de son psy… Elle le nia, elle se le cacha, elle chercha même à en rire.
Peine perdue !
Elle attendit pourtant avec impatience son retour, pour être en face de lui et enfin se rendre compte de sa méprise.
Ce n’était que son imagination !
Qu’elle femme ne s’est pas fabriqué un amour imaginaire à un moment où à un autre ? Pour elle toute seule, pour se sentir bien, pour se sentir femme.
Il est revenu. Elle l’a revu. Elle a compris. Elle lui a dit…
- Vous m’avez manquez et je vous aime Docteur Clément Moraine
Sa réponse fut silencieuse et son regard ironique ; comme s’il n’attendait que ça !
Il la garda dans son cabinet plus longtemps que d’habitude. La laissant s’empêtrer et se dépêtrer toute seule dans cette certitude. Emmanuelle allait bien, elle allait mieux. Elle lui avait avoué l’inavouable et se demandait maintenant se qu’il allait faire de ses révélations.
Et rien ! Il n’en fit rien.
De semaine en semaine ils revinrent où l’un où l’autre sur cette révélation. Clément Moraine ne s’intéressait plus qu’à ça. Tout ce qu’elle pouvait lui dire ne concernant pas ses sentiments pour lui ne retenait absolument pas son attention. Ses poignées de mains étaient plus chaleureuses et ses regards plus appuyés encore.
Emmanuelle avait l’impression désagréable d’être un pauvre animal pris dans les mailles d’un filet au pieds d’un chasseur qui allait l’abattre ou la libérer.
Et ce, jusqu’à aujourd’hui.
Jusqu’à ce qu’elle lui dise qu’elle n’était jamais tombée amoureuse d’un glaçon avant lui…
Et que si, sur son conseil elle avait lu « L’avenir d’une illusion » de Sigmund Freud, elle comptait bien elle donner un avenir à son illusion...
Enchaînant sur :
- J’aurais voulu vous rencontrer ailleurs. Dans d’autres circonstances. Ne jamais avoir été votre patiente, puisque votre éthique vous interdit toute approche. Comment vous faire comprendre qu’il ne s’agit pas d’un banal transfert ? Comment vous faire réaliser que je vous aime vraiment ?
Et de là avait découler la sentence :
- Cessez de venir me voir pendant un an et nous en reparlerons !
Maintenant, elle se sent à la fois perdue et décidée.
Elle lève les yeux et son regard tombe sur les livres qu’il lui avait conseiller au fil de leur rencontres. Elle décide de s’attaquer d’abord à cette étagère.
Un carton et leur peu de ‘souvenirs’ disparaît.
- Maman !
- Ici chérie !
- Bonsoir maman. Qu’est ce que tu fais ?
Sa fille se penche sur le carton et saisie un des livres.
- Pourquoi les retires tu maman ? Tu adores ces bouquins !
- Oui, justement.
- Pardon ?
Emmanuelle prend sa fille par la main et la conduit jusqu’au canapé, s’installant tout près d’elle.
- Je vais partir quelque temps Elise.
- Quoi ? Mais où ? Et pourquoi ?
- Où, je ne sais pas encore. Dans le sud probablement. Et pourquoi, je pense que cela ne regarde que moi.
- Et combien de temps exactement ?
- Un an !
- Maman !
- Je ne suis pas que maman Elise et je pense avoir rempli ce rôle. Tu es un peu grande ne penses tu pas pour gémir parce que ta mère s’absente.
- Tu appelles ça s’absenter. Voilà tu ‘t’absentes’ un an et je dois trouver ça normal !
- A vingt et un ans, je pense que tu es parfaitement capable de te débrouiller sans moi, non ?
- Et Paul ? Et ton travail ? Et mes petits frères ? Et Papa…
- Elise ! Ton papa est majeur que diable ! Il n’a nullement besoin de moi. Maxime et Alexandre viennent de fêter leur 18 ans, et ils survivent parfaitement bien chez leur père que je sache…Paul c’est mon problème. Et mon travail… Une année sabatique et puis voilà !
En fait, elle n’avait pas pensé à Paul. Paul n’existe plus vraiment pour elle depuis… Depuis six mois.
- C’est sans appel ?
- C’est sans appel mon chaton.
- Très bien et tu pars quand ?
- Le plus tôt possible.
- Bein voyons…
Elise quitte la pièce à bout d’argument. Elle connaît bien sa mère et ses décisions.
En fait Emmanuelle réalise qu’elle n’avait rien prévu, rien prémédité que ses réponses sont venues spontanément, mais, après tout elles n’étaient pas si mauvaises.
Reste Paul… A lui, elle devra tout dire où presque, lui redonner sa liberté lui semble la moindre des choses. Quatre ans qu’il lui demande de l’épouser, quatre ans qu’elle lui répond qu’elle ne croit plus en ces choses là, que le grand amour n’existe pas et quatre ans qu’il s’évertue à lui faire plaisir avec des fleurs, des cadeaux, des week-end et des dîners aux chandelles.
Ils font l’amour sans passion, Emmanuelle surtout.
Elle décroche son téléphone.
- Paul
- Emmanuelle, quelle bonne surprise. Comment vas tu ma chérie ?
- Est ce que tu peux passer. Maintenant !
- Bien sur, mais tu ne m’as pas habitué à tant d’empressement…
- Ne t’emballe pas. Je t’attends.
- Je t’aime
- A tout à l’heure !
Emmanuelle sait que dans vingt minutes au plus tard, il sera là. Peu de temps pour préparer les mots. Ceux qui feront le moins de mal. De toute façon tout est sa faute à elle.
Un plateau : une bouteille de whisky, deux verres. .
- Nous en aurons besoin tous les deux…
A peine le temps de se recoiffer et se remaquiller, Paul est là.
- Entre Paul
- Bonsoir mon ange
Il s’apprête à la prendre dans ses bras, Emmanuelle recule.
- Tu sais que ton regard ne me dis rien qui vaille
- Assieds toi s’il te plait.
Elle ressent le malaise de Paul et s’en veut déjà, elle leur sert un verre et se lance dans une explication succincte à peu près plausible. Paul repose son verre et lui prend les mains.
- Tu es en train de m’expliquer que tu vas partir plusieurs mois, je ne sais où. Pour faire je ne sais quoi parce que tu as décidé de mettre ton psy dans ton lit l’année prochaine. J’ai bien tout compris.
- Grosso modo, c’est un peu ça !
- Tu es sure que tu vas bien ?
- Oui !
- Bien sur ! Tu me quittes moi et toute ta famille, pour un potentiel amant, dans une éventuelle vie future. Et tout ça pour une stupide phrase qu’il a certainement oubliée à l’heure qu’il est. Et tu vas bien !
Paul était maintenant debout, appuyé contre un mur, le regard vague, le visage défait.
- Paul, tu as toujours été avant tout mon ami, alors essaie de me comprendre.
- Oh, je sais que je n’ai toujours été que ton ami, preuve en est… Mais ne me demande pas de te comprendre Emmanuelle, personne ne peux comprendre ça.
- Si, moi…
- Ecoute moi bien Emmanuelle. Cet homme a vu et voit des dizaines de patientes, sans doute toutes plus où moins amoureuses de lui… Excuse moi d’utiliser des clichés mais je n’ai que ça sous la main. Et tu imagines, pour je ne sais quelle raison que toi, tu es l’élue ! Je ne doute pas de ton pouvoir de séduction, j’en ai fait les frais, mais là, c’est de la science fiction mon trésor. Tu as quarante ans et le pouce !
- Ne sois pas mufle s’il te plait. Si je me trompe tant pis pour moi. Mais j’irais jusqu’au bout Paul.
-
Il se dirige vers l’entrée, récupère son manteau et ouvre brusquement la porte. Suivit de près par Emmanuelle.
- Alors à dans un an. Tu auras besoin de quelqu’un pour te ramasser à la petite cuiller et rassures toi, pars tranquille, je serais là ! Au revoir Emmanuelle.
- Paul…
- Je t’en prie n’en rajoute pas. Je quitte cette maison et la quatrième dimension où tu as décidé de te réfugier. Bonne chance !
Et s’il avait raison, si tout cela n’était qu’une utopie…
- Bravo Maman !
- Tu n’as rien d’autre à faire Elise que d’écouter aux portes.
- Tu es amoureuse d’un autre. C’est ça l’histoire. Maman tu as… Quarante et un an !
- Si vous arrêtiez de me rappelez mon age comme si je l’avais oublié, vous me rendriez un fier service, je ne suis pas encore sénile.
- Mais tu es amoureuse…
- Oui, là ! Ce n’est pas encore interdis à MON age.
- Non, mais c’est risqué.
- Va dans ta chambre Elise. D’ailleurs, je vais dans la mienne.
- Et le dîner…
- Bon entraînement mon chat, étant donné que tu devras te préparer tes repas toi même pendant un certain temps. Bonne nuit !
Une fois dans sa chambre Emmanuelle réalise qu’elle est épuisée, que cette journée en valait bien dix et que celles à venir ne se présentent pas non plus comme des plus reposantes. Elle s’endors pour une nuit qu’elle espère sans rêve.
29 octobre 2008
C'est dangereux de glisser... suite
Bein voilou !
S'est cassé le petit doigt le pauvre policier qui a glissé et un mois d'ITT... Ah le trou de la secu là on l'oublie mais par pour le jeune qui a pris les coups de matraque, lui juste deux jours... Ils sont solides les jeunes hommes noirs et les sequelles psychologiques ils ont l'habitude depuis l'esclavage.
Vous n'avez pas honte d'être français et bien moi si :
Et une feuille de plus dans le vase ; je vais l'avoir mon feuillage...
26 octobre 2008
Chapitre 2 : COMMENT TROUVER MON PSY A MOI ? ET PAR MOI-MÊME ?
Vous avez pris la décision. C’est bien !
C’est à vous de vous dire que c’est bien, certainement pas à moi !
Moi qui ai mis vingt avant de me décider.
Enfin maintenant c’est sur, vous allez prendre un rendez-vous et vous y tenir.
Auprès de qui ?
Pas simple ! Pas si simple !
Bien sur on ne demande pas à ses copines l’adresse d’un psy comme celle d’un gynécologue, on parle de sexe entre filles mais rarement de ses petites manies, encore moins de ses grosses angoisses.
En plus, lorsque l’on ne va pas bien on ne parle pas du tout, alors !
Et puis, je pense qu’un psy, on le trouve par soi même. Pour moi, recommander un psy, c’est comme refiler à quelqu’un d’autre un médicament qui vous a été délivré sur ordonnance. Toujours se demander si vous n’y ferez pas d’allergie et penser aux effets secondaires…
Mais, ce que je dis n’engage que moi, ce n’est que mon opinion.
Si vous ouvrez l’annuaire à la page psy… Vous allez avoir peur.
Des ‘psy quelque chose’ il y en a des tonnes.
Et, méfiance… des pseudos psy encore plus !
Même si je suis pour la médecine douce, je me méfie de la psy douce.
Le moteur de votre voiture vous ne le confieriez pas à votre boulanger, même s’il fait du bon pain !
Alors votre cerveau… N’allez pas le faire fumer davantage en le confiant à des bourreurs de crânes ou des distributeurs de médocs.
Votre cerveau c’est vous. Et même si vous avez certaines petites corrections à lui apporter, il ne vous déplait pas tant que ça. Donc n’appuyez pas sur la touche échap’.
Alors, psy…
Psychothérapeute… psychologue… psychiatre… psychanalyste ?
Déjà, pensez à votre porte-monnaie, certains sont remboursés, d’autres pas.
Ce n’est certainement pas parce qu’il y en a des bons et des moins bons, non ! On en trouve des mauvais dans toutes les catégories. Simplement c’est la sécu qui a décidé que c’était comme ça !
Mais, si vous avez de petits moyens, évitez de vous rajouter des angoisses en vous demandant comment vous allez payer EDF une fois que vous aurez réglé vos séances.
Optez dans un premier temps pour un psy conventionné et renseignez-vous sur les dépassements d’honoraires.
Ca évite les sueurs froides aussi !
De toute façon vous ne signez pas avec lui pour la vie, si vous ne vous sentez pas bien avec votre ‘psy… ce que vous voulez’, allez en voir un autre.
Mais pensez au côté matériel c’est important, sinon vous risquez de culpabiliser :
« Si l’on n’y arrive pas ce mois ci, c’est de ma faute… au prix de la séance… »
Je vous connais, je suis pareille !
J’ai été étonnée de voir le nombre de feuilles CMU sur le bureau de mon psy et ça m’a fait plaisir !
Il était grand temps que les ‘pauvres’ aient un droit d’accès aux psy. Que le temps du snobisme psy s’arrête. Etre mal n’est pas réservé à une élite.
Mais je sais que cela contrarie certains… Que Anne-Marie-Cécile a encore du mal à côtoyer Bébert dans la salle d’attente de son psychiatre. Mais quelques séances de plus et elle s’en remettra !
Lorsque vous aurez décidé quelle ‘race’ vous allez prendre, la prise de tête n’est pas terminée. Vous avez encore des spécificités… spécialisations… spécialités…
Des trucs en plus quoi !
Des noms qui vont vous dérouter voir même vous perturber. Vous en avez entendu parler à la télé où dans le dernier bouquin que vous avez lu, mais vous ne savez pas exactement de quoi il retourne.
Et bien moi non plus…
Ma voisine non plus et la cousine de ma belle sœur non plus !
Nous ne sommes pas toutes allées en fac de psycho !
Alors les freudiens… les jungiens, les lacaniens (tous les lacaniens, toutes les lacaniennes… je n’ai pas pu résister) les machiniens et les biduliens…
Pour nous c’est du chinois.
Nous ce qu’on veut c’est aller mieux !
De toute façon, les freudiens vous diront de vous méfier des lacaniens et les lacaniens des freudiens.
Une seule chose dont je sois sure c’est que le freudien, vous le verrez dresser l’oreille (j’ai dis l’oreille !) lorsque vous parlerez de sexe. Si en plus, petite, vous étiez amoureuse de votre grand-père, il sera ravi ! ! !
Je ne vous propose pas de prendre votre psy au hasard, mais faites comme vous le sentez.
Allez-y à l’intuition et encore une fois si ça ne passe pas, il y en a des tas d’autres.
Moi je n’ai pas choisi mon psy, quelque part c’est lui qui m’a choisie…
Ouvrir une consultation d’une journée par semaine au fin fond de mon département, à quinze kilomètres de chez moi ; après qu’il ait vécu des années aux U.S.A.. Il m’avait bien cherchée non ?
Je ne serais pas allée le voir aux Etats-Unis moi !
J’ai pris le psy le plus près de chez moi, c’est vrai !
C’est mon médecin généraliste qui m’a appris son existence, c’est vrai !
Je me suis bottée les fesses pour aller le voir, c’est vrai !
Je me les botte encore parfois, c’est aussi vrai !
Mais l’important, c’est le résultat.
Et j’y tiens à Mon Psy !
Et pourtant…
… Pourtant si j’étais restée sur ma première impression… Je n’y serais pas retournée !
25 octobre 2008
Mon premier amour
J'avais 7 ans quand je l'ai rencontré. Lui, il n'avait pas d'age...
Pas pour moi. Pour moi il représentait l'autorité et le calme ; il était la connaissance et je voulais apprendre. Il dirigeait l'école primaire et enseignait aux CM2, comme j'avais hâte d'être grande pour me retrouvée assise enfin sur les bancs de sa classe...
Dans mes rêves d'enfant, il était Joffrey de Peyrac, le bruit de ses pas dans les couloirs sans doute...
De cette école, je garde mes plus beaux souvenirs d'élève. J'y ai découvert que l'on pouvait apprendre en étant comprise, que pour être respectée il suffisait de respecter.
IL avait une méthode bien à lui de punir... aie aie aie... honte ! Se donner une claque devant les autres, devant toute une classe, devant la classe des grands pliés de rire sur leurs pupitres. " Plus fort" disait il et les autres plus forts riaient...
J'ai enfin gravi les échelons et suis devenue une grande du CM2, fascinnée que j'étais par la force tranquille de cet homme qui chaque jour nourissait nos petits cerveaux d'enfants. Il ne faisait aucune différence entre nous, quel que soit notre couleur, notre physique, notre Qi, notre niveau social et ne supportait pas que nous en fassions et celui qui osait était tourné en dérision.
Lorsque la belle saison arrivait, nous sortions tables et chaises et la classe était plein air...
Des voyages scolaires... Des visites... Des sorties...
Que du beau cette année là !
Et puis, et puis... Il nous a fallu chanter ADIEU MONSIEUR LE PROFESSEUR... Et mon petit coeur d'enfant a connu sa première blessure.
Mais ce n'était qu'un aurevoir, car aujourd'hui, des dizaines d'années plus tard, des centaines de kilomètres plus loin, il est toujours sur mon chemin à me tenir la main parfois dans les sentiers cahotiques de la vie qui ne l'a pas épargné.
Merci Monsieur le Directeur 
Chapitre 1 : POURQUOI ALLER VOIR UN PSY ?
C’est vrai ça, nous n’en avons pas besoin nous les femmes libérées – indépendantes – belles – épanouies - mères, épouses (ou) (et) working girls accomplies !
(Vous vous retrouverez bien dans une de ces catégories, dans le cas contraire ne vous posez plus la question, il faut bel et bien consulter.)
Voici quelques cas de figures pour se demander si nous n’en avons effectivement pas besoin :
Nous sommes libérées :
On ne nous a toujours pas expliqué de qui
ou de quoi nous étions libérées, mais nous le sommes.
C’est écrit partout et c’est ce que je me
dis en préparant le repas pour ma petite
famille, en rangeant la chambre de ma fille ou encore en repassant les chemises de mon époux…
Libérée oui ! Mais maniaque aussi.
Résultat : il n’y a que moi qui fait tout
bien, donc c’est de moi que je dois me
libérer…
Et ce n’est pas gagné !
Et vous ? Vous êtes comme moi peut-être !
Vous n’êtes pas maniaque, vous êtes propre. Mais comme ça n’est jamais assez propre, vous appelez ça comment ?
Nous sommes indépendantes :
Voilà ! Youpi ! J’indépendance, tu indépendances, elle indépendance, nous indépendançons toutes ! ! !
Nous en sommes certaines quand il faut régler toutes seules toutes les factures, le loyer, le vétérinaire (ou) (et) l’inscription en fac du bébé que l’on a fait toute seule il y a vingt ans.
Où est le bon temps où le petit garçon faisait ‘areuh !’ dans son parc ? Sous nos yeux de mère attendrie par la ressemblance avec… Nous…
…Normal puisqu’il n’est qu’à nous !
Nous attifions ce tendre enfant comme nous le voulions avec des fringues de chez Tati.
Ce bébé qui ne tient plus dans ses barboteuses, nous aide maintenant à ne pas laisser refroidir notre Carte Bleue en nous emmenant promener (chacun son tour) sur les boulevards des marques.
Le rejeton nous assomme avec ce qu’il appelle de la musique et que nous nous appelons du bruit.
Il ne veut plus regarder Navarro avec nous et passe ses nuits à discuter, pardon, à chater sur son ordinateur !
Nous on a encore du mal à faire fonctionner le scope alors surfer sur internet on verra demain !
Indépendantes, ça veut dire aussi que nous devons nous taper un patron forcément chiant comme la mort, qui ne sera content du courrier ou du dossier que nous lui avons remis que lorsque notre dernier train aura quitté la gare ou que la nourrice sera passée au tarif de nuit.
Un peu de stress… Peut-être !
Belles :
Nous sommes toutes belles ! De toute façon, il le faut ! Nous le devons à la société.
Ca aussi c’est marqué. Soyez belles, devenez belles, restez belles…
Et si on ne l’est pas ! Que l’on n’a aucune chance de le devenir, et encore moins de le rester.
Si l’on ne ressemble pas à celles que l’on voit partout sur les murs, on fait quoi ?
On liposuce, on retend, on relève, on efface, on gomme. On fait tout remonter et si ça pend quand même, on va comment ?
Et si nos moyens ne nous permettent pas de faire tout ça, et si nous devons nous contenter de ce que nous avons, alors que l’on n’arrête pas de nous faire comprendre que tout ce que nous sommes, ne convient pas aux critères, on vit comment ?
Complexée… Non, pourquoi ?
Epanouies :
Ah ! ça aussi nous le sommes !
Nous avons toutes Rocco Siffrédi dans notre lit. Nous sommes toutes des jouisseuses de premières. Par devant et par derrière.
Le clito dressé et les jambes écartées.
Mais oui mesdames !
C’est pas vraiment ça hein ! Enfin pas tout ça en même temps. Pas tout à fait. Pas vraiment…
Et puis tout compte fait pas du tout.
Enfin pas encore !
Et puis de toute façon, il n’y a plus assez d’hommes alors !
Nous sommes épanouies, oui, toutes seules au lit l’index ou le majeur pour seul compagnon.
Ou une autre femme ! Ca aussi nous y pensons mais nous ne sommes pas épanouies à ce point là. Non mais, quand même !
Frustrées ! Qui a dit frustrées ?
Mère & épouse :
Les plus beaux métiers du monde.
Les plus vieux aussi !
Mais il paraît que ce ne sont pas les plus vieux…
D’abord ce ne sont pas des métiers. En tout cas pas reconnus et surtout pas rémunérés.
Vous êtes une femme au foyer donc vous êtes une fainéante !
Franchement que faites-vous de vos journées ?
A part, bien sur, vous amuser follement avec le balai et le lave vaisselle. (Si vous en avez un et surtout si vous avez la chance qu’il fonctionne).
6 heures – petit déjeuner pour tout le monde.
Vous avez trois enfants :
Une au collège (veinarde une ado !)
Un au CM2 (pré-pubère pas mal non plus !)
et vous avez eu la bonne idée de fabriquer la petite dernière (on va dire 2 ans, l’apprentissage du pot. Vive les pipis dans les chaussettes !)
Nous n’en sommes donc qu’aux céréales, cacao, jus d’orange, tartines, café etc..
Jusque là tout va bien !
Vous avez réussi à poser une fesse sur une chaise. Pas les deux, ça ce sera pour dans une vingtaine d’années. Si tout va bien, car le « tanguisme » est en pleine expansion !
La tasse à café n’a pas le temps d’arriver jusqu’à votre bouche, n’oubliez pas qu’ils sont trois contre vous.
Votre mari ne trouve pas la cravate que, justement, il avait l’intention de mettre ce matin, celle là et pas une autre !
Votre fils souffre de la même maladie, mais lui, c’est son maillot de foot.
Votre fille aînée, elle ; jure qu’elle n’ira pas en cours tant que l’énorme bouton (environ un demi millimètre) n’aura pas disparu de son menton. A moins que vous ne lui prêtiez un peu de fond de teint, pour masquer cette abomination !
La cravate est trouvée !
Par vous, bien sur, en dix secondes. Forcément vous la lui cachez exprès…
Le maillot de foot découvert également, dans sa cachette préférée… Au fond du sac de sport, tenant compagnie depuis huit jours aux chaussettes et aux chaussures qui puent.
Résultat : il pue aussi.
Mais c’est de votre faute, vous avez omis de dire à ce pauvre enfant, pour la 1250éme fois de vider son sac de sport. De nettoyer ses chaussures, et de mettre ses vêtements dans la panière de linge sale.
Comment vouliez vous qu’il le devine ?
Mais vous, qu’allez vous faire pour réparer ça ?
Vous allez laver la chose immédiatement, la faire sécher le plus vite possible et promettre au pré-pubère de la lui amener pour l’heure exacte du match. Non ?
Le bouton de la grande est caché sous une montagne de fond de teint. Ce qui fait que, ce que l’on ne remarquait pas du tout avant est bien mis en évidence maintenant !
Mais c’était ça ou une séance de portes qui claquent. Vous les connaissez bien ces fameuses séances de portes qui claquent. Celles là même où vous priez pour que les vitres tiennent le choc.
Enfin, tout est en ordre !
Vous regagnez la cuisine.
Là, votre petit bébé d’amour vient de jouer au chamboule tout avec à peu près tout ce qui se trouvait à sa portée sur la table de la cuisine. Normal, il vient de se rendre compte qu’il était juste à la hauteur, et ça s’arrose !
Votre moitié vous gratifie d’un demi baiser avant de partir, en vous lançant gentiment « Regarde dans quel état est la petite, tu pourrais la surveiller quand même ! Allez, à ce soir, amuse-toi bien »
(Sous-entendu : vous êtes une chanceuse de ne rien faire de vos journées).
Les deux terreurs vous envoient un « Salut man’ à s’soir » et vous êtes enfin tranquille, avec la possibilité de boire votre café… froid !
Ou, autre alternative, vous décidez de vous en faire un autre et de vous accorder du temps.
Mais, vous savez que vous ne pourrez vous accorder du temps que lorsque tout sera terminé et lorsque vous estimerez que tout est terminé (ce qui, avouez le, est un leurre), eux aussi auront fini leur journée…
Sans compter que votre mari ne peut pas s’endormir sans avoir fait l’amour !
Surmenée ? Rien qu’un tout petit peu !
Working-girl :
Vous normalement vous avez tout !
Un bon travail qui ne vous prend que 26 heures sur 24.
Un très bon salaire, qui vous permet d’avoir tout le confort dans votre appartement, où vous n’êtes jamais…
Vous ne dirigez pas l’entreprise, mais presque, tout le monde à l’impression que c’est vous la tête pensante, c’est déjà ça !
Le boss vous engueule, mais dans la stricte intimité de son bureau. A vous de lui faire comprendre que si vous n’êtes pas tout à fait à la hauteur du job, vous êtes tout à fait satisfaisante dans un lit.
Et puis en cas de remontée de bretelles mal acceptée, vous avez une flopée de subordonnés sur laquelle vous venger.
Admettez le, vous avez tout !
Toute la solitude surtout…
Plateau télé pris en hâte devant un film ringard que vous avez déjà vu une dizaine de fois.
Un chat qui ne vous reconnaît plus parce que la seule odeur humaine chez vous, c’est celle de la femme de ménage.
Les week-end :
Samedi : coiffeur, manucure, esthéticienne. Vous vous devez d’être parfaite !
Le soir, peut être, une sortie entre copines… Mais en fait, les copines sont toutes mariées, presque grands-mères. Alors que vous, vous n’avez pas encore trouvé le temps d’être mère. Donc, nouvelle soirée seule… un ciné peut être !
Dimanche : petit déjeuner avec le chat… (Il est content le chat !)
Et puis coups de fil à la famille – impératif ! –
« Oui maman tout va bien ! Mon boulot ? Pas de problème ! Non maman je n’ai toujours pas de petit ami. Oui, je sais que tu voudrais bien avoir des petits enfants un jour ! Martine va se marier… c’est super ! Non maman je n’ai pas le temps pour l’instant de venir vous voir ! Oui passe moi papa, au revoir maman ! »
« Bonjour papa ! Oui ça va ! Le boulot ? Ca va papa ! Non je n’ai toujours pas de fiancé… »
Voilà ! Vous raccrochez et vous vous sentez très bien.
Le moral à ras les chaussettes ; Le lit, la couette, le chat… ‘Martine va se marier’ la plus moche du village. Elle y aura mis le temps mais elle va se marier… ELLE ! ! !
Mais, vous vous rassurez en vous disant que les vacances approchent.
Vous partirez dans un club de vacances. Seule !
Vous allez bronzer, excursionner, batifoler… Seule ! Envoyer des dizaines de cartes postales à des personnes à qui vous rappelez votre existence deux fois par an : au jour de l’an et au mois d’août.
Et vous allez rentrer, reposée certes mais… Toujours seule !
Le chat vous aura carrément oubliée et Martine sera mariée !
Déprimée ? Alors juste un doigt !
Ah ! Les hommes ! ! !
Et puis nous, les femmes, nous sommes aussi divorcées, abandonnées, trahies
Souvent dans un ordre différent :
- Trahie d’abord,(comprenons : il nous trompe avec une garce de dix ans de moins que nous)
- Abandonnée,(il est parti avec la garce qui a dix de moins que nous)
- Divorcée,(il a épousé la garce qui a toujours dix ans de moins que nous !)
La dépression ? Ce n’est pas pour moi !
Il ne faut pas oublier non plus…
… les parents :
Il y a ceux qui, à force de vouloir nous faire du bien ont fini par nous faire beaucoup de mal.
Et ceux qui nous ont fait tellement de mal que l’on arrive pas à se faire du bien.
Se construire dans l’age adulte alors que l’on a tout juste été fabriquée, ce n’est pas si simple.
Compliqué également, de devenir une bonne mère lorsque l’on en n’a pas eue. Ou qui nous a aimé si mal, qu’elle aurait mieux fait de ne pas être là.
Difficile enfin de réaliser leurs rêves !
Faire ce qu’ils n’ont pas pu faire, devenir ce qu’ils n’ont pas su être ; ou vivre pour eux tout simplement.
Œdipe si tu es là frappe trois fois…
Encore une chose qui esquinte bien :
la passion ! :
Heureusement ou malheureusement, à vous de voir, tout le monde ne la croise pas.
Elle nous apporte beaucoup, mais elle nous prend encore plus !
C’est un peu comme si l’on était aspirée par une tornade en bas de chez nous et rejetée des centaines de kilomètres plus loin.
Au départ, on flotte sereine au dessus des nuages : il est beau, il est intelligent, il a tout et on l’aime.
Au stade suivant, on veut tout, on lui prend tout, on a jamais assez de lui : encore un morceau s’il te plait !
A la troisième étape, il se rend compte que nous en voulons encore plus, toujours plus ; il a peur de se faire bouffer et il nous jette.
Ca fait très mal ! On est cassée de partout… Les bras, les jambes, le cœur, la tête… La tête surtout ! Plus rien ne fonctionne.
En dernier lieu l’on se réveille à des kilomètres de notre vie, complètement déphasée sans lui. Détruite ! Lui c’était l’air que l’on respirait. Plus là ! Plus d’air. Plus rien ! Plus vivre…
Des idées suicidaires ? Pas du tout ! Je collectionne les boites de somnifères. C’est tout !
Alors avant de craquer vraiment !
Avant de ranger le sucre dans le réfrigérateur et le beurre dans le placard à chaussures ; de vérifier cinquante fois si l’on a bien fermé le gaz.
De passer Mistigri par la fenêtre du dixième étage parce que nous ne supportons plus qu’il ne nous supporte plus.
Eventuellement, avant de nous retrouver avec un verre de vodka à la main à 9 heures du matin et un flacon de valium à 21 heures…
Et surtout si l’on en est déjà là.
Si on y allait ?
Ce ne sera ni dieu ni diable !
Juste quelqu’un qui sera là pour écouter ce que vous avez l’impression que personne autour de vous ne veut entendre, et surtout ne peut comprendre.
Quelqu’un qui vous aidera à démêler la pelote de laine.
… Juste un psy…
Et en plus, au fil du temps, vous vous direz que le plus bizarre des deux ce n’est peut être pas vous !
Entrée en matière
Ceci est un manuel sans prétention, à l’intention de celles qui ont décidé d’aller consulter un psy… demain. Qui ont pris un rendez-vous il y a trois mois pour avant hier en l’ayant sciemment oublié !
Et qui se demandent aujourd’hui, si elles ne vont pas en prendre un nouveau, si possible pour la semaine dernière, voir même le mois d’avant…
22 octobre 2008
une longue journée d'écoute
Oui j'écoute c'est mon métier, c'est chouette d'écouter ; d'écouter les autres et de s'entendre répondre.
Mes réponses me surprennent parfois, c'est bien de se surprendre soi même cela signifie l'importance que nous portons aux paroles qui nous sont offertes et qu'elles sont 'traitées' avec la plus grande attention.
Le mercredi ce sont les adolescents, merveilleux monde que l'adolescence...
Ils me fascinent avec leur vision du monde et de leur avenir et si vous les écoutez bien ce qu'ils disent est tellement vrai !
Plus réalistes que nous, trop peut être !
Ils parlent d'un avenir sans avenir on parle de tanguisme ; mais c'est la société qui a créé le tanguisme, cette peur du lendemain pour nos jeunes que l'on ballade de reforme en reforme puis de mission locale pour les conduire au RMI...
S'ils ont un métier en tête à 14 ans PAS BIEN ce n'est pas celui là qu'il te faut mais celui ci, le ci où ils vont s'emmerder pendant des années sans y trouver le moindre débouché. Pas de sortie toutes les places sont prises à l'arrivée !
Je les aime bien mes ados qui parlent de leurs parents comme s'ils parlaient d'extra terrestres...
"Le respect" leur répète t'on mais l'on oublie que le respect est dans les deux sens !
21 octobre 2008
Encore deux qui ont glissé...
Eh oui, c'est tout le problème de la police française... elle glisse !
BAVURE ! C'est marrant on bave pas sur les blancs mais on glisse sur les noirs parce que rassurez vous on ne va pas en entendre parler longtemps de cette histoire.
Mais qu'est ce qu'il pouvait bien faire dans le hall de son immeuble Abdoulaye Fofana ?
On se le demande !
Z'ont glissé M'sieur c'est pas de leur faute...
Allez tiens première feuille dans le vase !
ICI
Ici j'ai souffert car ici c'est l'enfer, rien ne sert de crier mais il faut subsister !
Là j'anticipe pour mes futurs visiteurs et pour moi même (oui tiens)
En fait cette phrase était gravée sur mon pupitre en 6e et depuis elle me suit, comme le feuillage au milieu des roses...
Alors ici : coups de gueule et poésie - images et imaginaire - ciné - cinéma - histoires... les belles et la pas belle, celle qu'on cache - les personnes que je croise ou que j'ai croisées et humour... ah oui surtout humour...
Evyldiane
